GéoConnexions - Infrastructure canadienne de données géospatiales

Réunion du groupe de travail

Outils de création et d’intégration
des données-cadre
 

31 mai 1999
Ottawa

Timothy V. Evangelatos
Secrétariat de GéoConnexions
11 juin 1999

Liens rapides
Introduction
Présentations
Groupes de travail
Conclusions
Pièces jointes
Références

1- Introduction: 

Peter Paul ouvre l’atelier en souhaitant la bienvenue aux participants, qui sont plus de 70. Il constate qu’environ le tiers d’entre eux proviennent du secteur privé, et le reste d’organisations fédérales et provinciales. Il estime que cette composition est idéale pour un échange d’idées fructueux. Il présente ensuite Pierre Lafond, qui sera le modérateur de l’atelier.

À l’aide d’un diaporama (pièce jointe 3), Pierre Lafond présente un bref aperçu des questions à l’étude et met l’atelier en contexte. Bien que l’objectif de GéoConnexions soit d’accroître l’accessibilité aux données géospatiales par l’intermédiaire d’Internet, l’offre et l’utilisation de ces données dépendra grandement de la disponibilité d’outils appropriés, et les parties intéressées s’attendent à ce que le secteur commercial les fournisse. Le premier atelier sur l’intégration des données et les outils connexes (référence 1) a été tenu par le Centre d’information topographique, de RNCan, en novembre 1998, et les conclusions dégagées à ce moment sont décrites dans la présentation suivante. En février et en avril 1999, le Secrétariat de GéoConnexions a également organisé deux réunions nationales portant sur les données-cadre et un certain nombre de questions connexes. Les rapports de ces réunions sont disponibles (pièces jointes 2 et 3). En février 1999, le gouvernement fédéral a annoncé la création du programme GéoConnexions, au coût de 60 millions de dollars, dont un des volets consistera à établir des partenariats avec le secteur privé, ce qui fera l’objet d’une troisième présentation. Ces présentations devraient être suivies de rapports sur un certain nombre d’activités connexes. Pierre présente les objectifs de l’atelier, à savoir :

? définir et amorcer un ensemble de projets de partenariat réalisables portant sur la mise au point d’outils logiciel pour l’intégration des données-cadre nationales;
? définir un mécanisme permanent pour le suivi des progrès de ces projets et le partage des résultats.

Pierre reconnaît que ces objectifs sont fort ambitieux, mais il fera de son mieux pour les réaliser. Il ajoute que le concept et les caractéristiques des données-cadre sont encore en évolution, mais il présente les définitions formelles de données-cadre, des données fondamentales et de l’architecture des données-cadre qui ont été proposées lors de la première réunion nationale de l’ICDG en février 1999. Il présente ensuite quelques exemples de données-cadre nationales qui ont été proposées par le Comité mixte des organismes intéressés à la géomatique (CMOIG) (pièce jointe 3). Après en avoir présenté plus en détails les objectifs, Pierre divise comme suit l’ensemble des exigences relatives aux outils :

2- Présentations:

1) Atelier sur les outils d’intégration des données : Sylvain Latour a organisé et présidé le premier atelier sur les outils. Il constate que les organismes comme le Comité mixte des organismes intéressés à la géomatique (CEMOIG) et le Conseil canadien de géomatique (COCG) s’intéressent fortement aux données, mais n’accordent pas suffisamment d’attention à la mise au point d’outils appropriés pour créer, intégrer et utiliser les données-cadre. D’après son expérience, lorsque les utilisateurs tentent d’intégrer des données géospatiales, ils peuvent passer plus de 80 % de leur temps et de leurs ressources à tenter d’intégrer des données provenant de sources diverses. Il espère que l’on parviendra à réduire ce travail d’un ou deux ordres de grandeur. Lors du dernier atelier, on a établi un consensus au sujet de quatre aspects importants (pièce jointe 4), qui sont résumés ci-dessous :

  1. Vision : Intégration totale des données en ligne, avec réduction de l’effort de 80 % à 1 %.
  2. Préalables : Normes internationales (ISO et OGC), architecture de service.
  3. Services d’intégration des données :
  4. Horizon temporel : Version 0.1 :  Découverte et accès maintenant

Version I :  Format/Interface 1998/2002
Version II :  Intégration des données de base 2002/2005
Version III :  Cadre national 2005/2008
Version IV :  Interopérabilité 2008/2012
Version V :  ICDG nationale 2012

Un document technique sur l’intégration des données est distribué aux participants (pièce jointe 5).

Henry Kucera estime que l’horizon temporel établi lors des premiers ateliers sur les outils était trop prudent, et il estime qu’on devrait le couper de moitié. Sylvain convient que si nous pouvons travailler efficacement et de concert, toute l’infrastructure de l’ICDG pourrait être mise en place beaucoup plus tôt.

Costas Armenakis demande ce qu’il en est de l’inclusion d’un serveur pour les données-images dans la vision de l’ICDG. Sylvain répond que de telles données seraient traitées de la même manière que les autres types de données, et ses propos s’appliquent vraiment à toutes les formes de données géospatiales.

2) Information Interoperability Institute (III) : Bill Lalonde est le président par intérim de l’III, une organisation sans but lucratif visant à favoriser l’interopérabilité mondiale de l’information, grâce à des normes comme l’OGDI (Open Geospatial Datastore Interface) et la RDA (Remote Data Access), deux éléments connexes qui doivent devenir partie intégrante de la stratégie d’implantation de l’ICDG. L’OGDI est une interface de programme d’application (API) qui « ouvre » la porte aux données géospatiales, tandis que la norme RDA est une spécification similaire pour les données non spatiales. Le Secrétariat d’État fournit 436 000 $ pour l’établissement de l’III, et une somme additionnelle de 400 000 $ devrait être fournie par le MDN et les SGTI, pour couvrir les travaux de R et D, et l’intégration des normes RDA et OGDI. Le plan opérationnel proposé par l’III prévoit un budget de 1,5 million de dollars sur cinq ans, somme qui proviendra des frais d’adhésion des membres et des projets connexes de R et D.

La semaine dernière, l’III a tenu un atelier technique de deux journées. La première journée a consisté en présentations par des fournisseurs de logiciels qui ont implanté l’API de l’ODGI. Ils ont décrit, et dans certains cas, démontré leurs solutions. Neuf fournisseurs ont présenté leurs travaux, et certains des problèmes qu’ils ont rencontrés dans l’implantation des spécifications OGDI. Jusqu’à présent, la norme OGDI a été prise en charge par un groupe créé sur mesure (groupe ad hoc), et l’absence de spécifications fixes, robustes et bien définies a causé certaines difficultés, car les diverses implantations (ou versions de l’API) diffèrent quelque peu. Comme Bill l’explique, le but de l’III est de régler des questions de ce type. La deuxième journée de l’atelier a porté sur le mandat et les objectifs de l’III. À cette occasion, on a discuté de nombreuses questions, notamment les processus qui seront mis en place afin de prendre en charge les ajouts aux spécifications de base, le soutien et la promotion de l’OGDI, les liens entre l’III et les organisations internationales de normalisation, auxquelles l’III participe activement. Dans certains cas, l’III dirige certaines initiatives (p. ex. le projet OGC Web Mapping Testbed). Le rapport sur l’atelier technique de l’III est en cours de rédaction et il sera disponible d’ici peu. L’Institut implante un nouveau site Web temporaire à l’adresse http://132.156.30.81/iii, et disposera bientôt d’un site permanent.

Rupert Brooks s’interroge sur les liens sur l’OGDI et les autres programmes internationaux de normalisation, et se demande si l’III devrait utiliser leurs modèles. Bill répond qu’une des principales activités de l’III est de contribuer aux activités de normalisation de l’ISO TC211, de l’ISO SC34 (SQL/MM) et de l’OGC, ainsi que de l’ICDG. En réponse à une question d’Henry Kucera au sujet des membres de l’Institut, Bill répond que la liste préliminaire des membres figure sur le site Web de l’III. 3) Possibilités de financement pour la mise au point d’outils pour les données-cadre : Paula Rojas présente un résumé des sept éléments du programme de GéoConnexions, qui sont reproduits ci-dessous (pièce jointe 6) :

Paula Rojas récapitule brièvement les travaux faits afin de définir les données-cadre et indique que les coprésidents du Comité consultatif du Programme sur les données-cadre seront François Faucher (RNCan) et Brad Fay (ministère de l’Habitation et des Affaires municipales de la Nouvelle-Écosse), un nouveau membre du Secrétariat. Elle décrit ensuite en détail le volet GéoInnovations du programme (pièce jointe 6). Il s’agit d’un programme de partenariats avec le secteur privé, au sein de GéoConnexions, et dont les objectifs sont les suivants :

  1. mise au point de technologies, d’outils et de services pour une infrastructure commerciale de données géospatiales;
  2. préparation de bases de données de haute qualité qui seront connectées à l’ICDG;
  3. connexion de bases de données de haute qualité à l’ICDG;
  4. applications en géomatique;
  5. Atlas du Canada et GéoGratis.

La présentation porte sur l’objectif 1, car il touche les outils de création de données-cadre. Les propositions seront choisies dans le cadre d’une demande de propositions compétitives. Les propositions pour les objectifs 1 et 2 doivent être présentées d’ici le 1er septembre 1999, et celles pour les objectifs 3, 4 et 5 doivent l’être d’ici le 14 juin 1999. Paula termine sa présentation en expliquant comment obtenir plus d’information et invite les participants à demeurer au courant des activités de GéoConnexions en consultant le site Web www.geoconnections.org. GéoConnexions maintient également une base de données des personnes intéressées à recevoir des annonces, et elle invite les participants à s’inscrire sur le site Web.

Antoine Terjanian demande à Paula de clarifier les aspects de la propriété intellectuelle (PI) qui pourraient être touchés par les projets cofinancés. Elle indique qu’en ce qui concerne la mise au point des outils, le volet PI fait encore l’objet de discussions, mais elle croit que la PI devrait demeurer la propriété de l’entrepreneur, qui serait tenu seulement de fournir un contrat de licence. Antoine demande alors s’il existe une liste des outils disponibles qui pourrait être utilisée. Paula estime que le Secrétariat pourrait donner des références, mais suggère que les concepteurs d’outils devraient savoir ce qui est disponible. En réponse à la question finale d’Antoine sur la façon dont les propositions seront évaluées, Paula répond que cette question sera prise en charge par le Secrétariat, qui crée actuellement des équipes composées de bénévoles au sein des organisations fédérales et provinciales, qui effectueront les évaluations.

Henry Kucera s’interroge au sujet du réseau de spécialistes en géomatique. Il se demande s’il y aura des possibilités de transfert de compétences. Paula répond que bien que la formation est importante, il existe d’autres programmes qui s’intéressent à cet aspect.

Comme il se peut qu’un fonctionnaire puisse participer à l’évaluation des propositions, tout en siégeant au Comité consultatif du Programme, et, en même temps, être un partenaire possible dans l’une ou l’autre des propositions, Rick Morrison se préoccupe des conflits d’intérêts possibles. Paula répond que les évaluateurs seraient exclus du processus d’évaluation de tout projet dans lequel ils participent à titre de partenaires. Rick poursuit et exprime sa préoccupation à l’égard de ce qu’il appelle la pratique du « géoconnectivisme », ce qui représente un défi, et du « fournisseurisme », travers dans lequel il est facile de tomber. Il demande aux participants de l’atelier comment peut-on éviter le second, tout en favorisant le premier? Paula fait valoir que la vision de l’ICDG en est une de leadership partagé, et que nous devons travailler ensemble pour faire de l’ICDG un succès.

Neil Anderson ajoute que le marché canadien est assez petit et que, souvent, les gouvernements n’aident pas les petites entreprises. Certes, les gouvernements peuvent contribuer à la création d’une entreprise ou d’un service au Canada, mais l’entreprise ne tarde pas à constater que le marché local est trop petit pour soutenir ses activités, et elle plie bagage. Neil en vient alors à s’interroger sur l’opportunité d’inclure dans des projets potentiels des partenaires internationaux. Paula répond qu’il n’y a aucun problème. La proposition doit toutefois émaner d’une entreprise canadienne, mais il n’y a aucune restriction quant à la provenance des partenaires. (Je crois que la PI doit demeurer entre des mains canadiennes.)

4) Programme d’investissement en R et D de GEOIDE  : Daood Aidroos présente un aperçu de ce programme de 10 millions de dollars, qui pourrait offrir des ressources pouvant servir à la création de l’ICDG. Plus de 30 PME, 25 universités et 6 ministères collaborent dans 20 projets (pièce jointe 7). Daood décrit la structure organisationnelle et juridique du réseau, et présente des exemples qui illustrent pourquoi GEOIDE a été formé. Un problème, au Canada, est le grand nombre d’îlots de données géomatiques, qui doivent être reliés pour permettre aux décideurs de prendre des décisions éclairées. Il conclut sa présentation en décrivant un cadre d’évaluation proposé pour les projets et le programme lui-même.

5) Le réseau GEOIDE – Possibilités d’investissements stratégiques : Jeff Edwards décrit les possibilités d’investissements et les priorités du réseau GEOIDE (pièce jointe 8), qui sont reproduites ci-dessous :

? le réseau GEOIDE représente des occasions de R et D en géomatique (y compris pour les données-cadre);
? un financement sera accordé aux chercheurs ayant établi des partenariats avec l’entreprise privée et (ou) des organisations gouvernementales;
? un certain financement sera disponible pour le transfert de technologie vers les partenaires et les affiliés du réseau GEOIDE.

Les priorités de financement de GEOIDE s’articulent autour d’une matrice d’utilisateurs et de technologies :
? les technologies correspondent à des chercheurs jumelés à des fournisseurs;
? les projets de recherche visent trois grands types d’utilisateurs :
- ressources naturelles : forêts, agriculture, mines, pêches, etc.,
- surveillance de l’environnement : pollution, changement climatique, recherche et sauvetage, etc.,
- commerce, santé et politiques sociales : sécurité publique, transport, secteur bancaires, services de santé, etc.;
? trois grandes catégories de technologies sont visées (chercheurs et fournisseurs) :
- technologies d’acquisition des données,
- technologies de gestion des données,
- technologies d’aide à la décision et de diffusion de l’information.

Jeff Edwards illustre comment les divers volets utilisateurs interagissent avec les trois thèmes technologiques que sont l’acquisition des données, la gestion des données et l’aide à la décision. Ensuite, il présente une liste d’une douzaine d’exemples de projets GEOIDE en cours. Jeff conclut en dressant la liste des possibilités offertes par GEOIDE pour le secteur privé, les chercheurs et les utilisateurs. Plusieurs projets actuels touchent les données-cadre, et il y aurait lieu d’accroître ces activités.

Comme Pierre Lafond l’a mentionné dans son introduction, les trois documents de fond seront suivis de brèves présentations par des représentants de plusieurs organisations fédérales qui participent, d’une manière ou l’autre, à l’élaboration des outils pour la création et l’intégration des données-cadre.

6) Géomatique maritime/Pêches et Océans Canada : Paul Bellemare présente un aperçu des activités de Pêches et Océans Canada qui couvre une grande diversité de tâches, utilisant pour ce faire les données géospatiales. En voici quelques exemples :

- Gestion et surveillance des zones côtières
- Gestion des pêches
- Surveillance des bâtiments
- Gestion des habitats
- Protection des eaux navigables - Navigation et sécurité
- Mesures d’urgence
- Gestion des ports pour petits bateaux
- Cartographie côtière et océanique
- Recherche sur les pêches et les océans
 

Paul présente ensuite la grande diversité de jeux de données géospatiales recueillies par Pêches et Océans (pièce jointe 9), puis décrit plus en détail les trois jeux de données suivants qui ont été identifiés comme faisant partie des données-cadre pour l’ICDG :

- cartes numériques – Service hydrographique du Canada/NDI;
- jeux de données bathymétriques en coordonnées rectangulaires;
- aides fixes.

Paul indique que l’initiative de l’ICDG a poussé les parties intéressées au sein de Pêches et Océans à instaurer une approche plus intégrée, et à entreprendre les activités requises pour identifier, normaliser et structurer ses archives de données avant de les rendre plus accessibles sur réseau. En raison de ses besoins spéciaux de collecte et de diffusion de grandes quantités de données multidimensionnelles à jour, Pêches et Océans Canada a été un chef de file dans la mise au point d’un certain nombre d’outils qui sont maintenant employés par un bassin plus large d’utilisateurs. Il indique que Pêches et Océans Canada serait disposé à travailler avec le Centre canadien des communications maritimes afin de créer une infrastructure qui serait appelée MSDI. Outre la définition des données de base additionnelles, comme les frontières et les limites, on prévoit tenir plus tard cette année un atelier sur la géomatique maritime.

Tim Evangelatos demande si les travaux réalisés par le CCIZCA  sur les normes, par exemple l’élaboration d’une seule définition de « ligne de rivage », seraient incorporés dans les nouveaux travaux visant l’implantation du système MSDI. Paul répond par l’affirmative. Il entrevoit le rôle du CCIZCA comme celui d’un participant actif dans ces travaux.

Henry Kucera indique que les membres de l’Alliance Mercator ont étudié les exigences en matière d’infrastructure pour les données maritimes et les données sur les zones côtières. Paul convient que les priorités pour les zones côtières sont reconnues et que les choses progressent. Il ajoute que le CCIZCA cherche à réunir tous les éléments de ce dossier.

Daood Aidroos demande s’il existe des applications « top niveau» dans le domaine des zones côtières ou des données maritimes. Paul estime qu’il existe de nombreuses possibilités de rendre les données disponibles, afin de permettre aux gestionnaires de prendre des décisions plus éclairées. Un exemple qu’il suggère est celui de la gestion des écosystèmes.

7) Activités touchant les données-cadre au MDN : Comme Dave McKellar a dû s’absenter, c’est à Jennifer Hum-Millar que le MDN a demandé de préparer et d’assumer la présentation. Actuellement, les activités du MDN touchant les données-cadre couvrent les trois domaines suivants :
- comparaison des capteurs pour la délimitation et l’attribution des littoraux;
- projets GEOIDE;
- généralisation.

Le MDN étudie actuellement les images RADARSAT afin de déterminer si certaines entités pourraient en être extraites et utilisées pour mettre à jour ou améliorer les produits dont le MDN a besoin. Une fois ces données extraites des images de télédétection, elles devraient être généralisées et les attributs devraient en être obtenus, le tout dans un processus automatisé ou semi-automatisé. Une exigence importante est la mise à jour des littoraux (laisse de haute mer) pour les produits DNC et WVS . Le MDN aimerait disposer d’une même ligne de rivage pour tous les produits. Ces travaux sont réalisés avec des partenaires américains comme la NOAA et la NIMA.

En ce qui concerne le réseau GEOIDE, le MDN participe à deux projets connexes. Le premier consiste à améliorer la prise de décisions à l’aide du WWW, et le second porte sur la conception de techniques automatisées d’extraction et de généralisation de l’information spatiale, et de l’accès à celle-ci, à partir des données de télédétection dans l’hyperespace spatial (pièce jointe 10).

Henry Kucera a des questions au sujet des exigences relatives à un modèle dynamique des données saisies par le capteur afin de déterminer l’emplacement de la ligne de rivage. Jennifer reconnaît que le MDN a besoin d’un tel modèle, mais qu’il étudie encore quels aspects des images peuvent être exploités. Paul Bellemare fait savoir qu’il s’agit d’un excellent projet. Dans le domaine maritime, il existe un urgent besoin de définir un plan de référence altimétrique pour l’eau, comme celui qui existe pour les étendues de terre, et il convient que l’on devrait accélérer les travaux du MDN.

Neil Anderson indique que l’on ne s’est pas bien préoccupé de la mise à jour rapide des données géospatiales, et qu’il s’agit d’une question importante. Diane Richardson ajoute que le processus de mise à jour est étudié dans le cadre de certains projets GEOIDE. Tout comme dans le cas des travaux du MDN, on essaie d’extraire des entités des images satellite, mais il reste beaucoup de recherches à effectuer.

8) Statistique Canada et Élections Canada : Ces deux organisations collaborent à la création d’un Réseau routier national, et Sheila Rambeau et Pierre Lermusieaux ont choisi de faire une présentation conjointe. Selon Sheila, la principale application de Statistique Canada est le recensement, et Statistique Canada a donc besoin d’un réseau national sur lequel baser l’énumération. Il est important, pour Statistique Canada, de disposer de données sur les routes et les adresses civiques. Élections Canada a besoin d’informations similaires, car cet organisme doit savoir où les gens vivent. Comme les deux organisations ont des exigences communes, elles ont uni leurs forces et ont établi un partenariat afin de maintenir la base de données sur les routes et les adresses. C’est au niveau des formats et de la compatibilité des logiciels qu’il y a des problèmes, et Pierre les décrira en détail plus tard. D’autres entités, notamment les lignes de rivage, sont également importantes, afin d’offrir un contexte pour les données sur les limites des routes.

Pierre indique que le programme conjoint est ambitieux, mais qu’il progresse très bien. Élections Canada souhaite enrichir la base de données, à l’aide de données provenant de nombreuses sources, et obtenir ces données dans un format standard représente tout un défi. La mise à jour des données est un autre problème coriace, car les deux organisations veulent éviter le dédoublement des activités, et offrir des services plus efficaces. La mise à jour est donc une exigence importante pour elles, et elles créent diverses couches afin de répondre à des besoins spécifiques. L’inclusion de métadonnées appropriées, lors de la mise à jour des données, devient alors très importante. Les deux organisations ont besoin de connaître la source des données, la date de collecte, la descendance, etc. Un autre objectif est de faciliter l’accès aux données et leur utilisation par les directeurs de scrutin et les recenseurs.

Sheila termine la présentation par une liste de ce que les deux organisations aimeraient faire. Cette liste comprend :
- mettre à jour, de manière rentable, une base de données centralisée;
- régler le problème des adresses dans les zones rurales où les bases de données sur les réseaux routiers ne sont pas adéquates;
- établir un identificateur qui ferait le lien entre le lieu où les gens habitent et l’emplacement de leur résidence.

Henry Kucera se dit préoccupé par l’exigence d’un format commun. L’entreprise privée canadienne élabore actuellement des interfaces et des modèles communs, et il voit, pour le secteur privé, des occasions de fournir les outils dont ont besoin les deux organisations. De plus, ajoute-t-il, un des employés de Statistique Canada (Ron Graves) est l’un des chefs de file dans les travaux de l’ISO relatifs à la norme sur les métadonnées.

Antoine Terjanian est intéressé par le problème des adresses rurales. Il indique qu’au Québec, des adresses civiques existent pour tous les citoyens, et il se demande si Statistique Canada pourrait en profiter. Sheila répond que les adresses rurales sont traitées de façons variées et nombreuses dans tout le Canada. Des provinces comme la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, qui ont mis en place le système 911, sont sur la bonne voie. En règle générale, il s’agit d’une activité qui relève davantage des municipalités et des compagnies de téléphone, que des autorités provinciales. Dans les Prairies, la couverture du système 911 est faible. Elle ajoute que l’accès aux données appropriées, qui appartiennent souvent aux compagnies téléphoniques, pourrait présenter un problème. En outre, l’affectation des nouvelles adresses n’est pas uniforme dans tout le pays.

9) Centre d’information topographique : Christine Parent et Pierre-Yves Boisvert font également une présentation conjointe. Christine présente un aperçu de ce qui se passe au Centre d’information topographique (CIT) à l’égard de la Couche de cohérence des données pour l’ICDG, tandis qu’Yves décrit les plans pour la BNDT.

Christine met en contexte la Couche de cohérence des données de l’ICDG, un concept proposé par le CMOIG en 1997, et financé par WINS /RNCan en 1998. L’objectif est d’offrir des points de référence géographique pour l’information géospatiale dans tout le Canada, afin de faciliter l’intégration des jeux de données géospatiales. Le site Web de la CCD, à l’adresse http://cdal.geoconnections.org, offre actuellement sept millions de points. Pour le moment, les données sont sous forme de fichiers ASCII « nus »; on mettra en place un système de gestion de bases de données (SGBD) afin de faciliter grandement l’accès aux données, leur gestion et leur utilisation. Le CIT prévoit également améliorer l’exactitude de la base de données, en utilisant des données provinciales et (ou) des données tirées de la couverture nationale par Landsat 7. On aura besoin d’outils commerciaux pour faciliter l’utilisation de la CCD (pièce jointe 11).

Pierre-Yves décrit les quatre principaux domaines d’intérêt du CIT (pièce jointe 12), soit :

- acquisition des données :
- intégration des données en temps réel, détection des changements et correction des données horizontales;
- validation des données :
- détection des incohérences;
- distribution des données sur le Web :
- par fichier, entité et mise à jour;
- logiciels d’application :
- Web, 3D, navigation et transmission sans fil.

Diane Richardson demande plus de détails au sujet de l’utilisation des données de Landsat 7, car le CCT s’intéresse à cette question. Sylvain Latour répond que lorsque la couverture nationale par Landsat 7 sera disponible, le CIT mettra à jour l’exactitude de la BNDT, et la mise à niveau de la CCD sera en quelque sorte un sous-produit de cette mise à jour. Sylvain ajoute que seules certaines parties du Canada seront mises à jour, mais, avec des partenaires, il serait possible de faire tout le Canada. À cette fin, le CIT poursuit des travaux conjoints avec les provinces. Et pour répondre à la question suivante de Diane, à savoir si le jeu d’outils de la CCD serait utilisable avec les données rastrées, Sylvain répond par l’affirmative.

Antoine Terjanian souligne qu’il existe d’autres sources de données pour la mise à jour de la BNDT, à part les données de Landsat 7. Une importante mise à niveau du cadastre vient juste d’être terminée au Québec, et on pourrait l’utiliser. Sylvain se dit d’accord, et le CIT préférerait travailler avec les provinces.

10) Outils requis pour les données-cadre, pour l’Atlas du Canada : Rupert Brooks décrit les efforts de sa division afin d’intégrer de nombreux jeux de données différents en un même cadre robuste, pour diverses applications cartographiques à des échelles de 1/1 000 000 et plus petites. On est en train de construire une base à partir des données VMap de niveau 0, et on aura besoin d’un certain nombre de nouveaux outils. Les trois principaux domaines où des outils sont requis sont la généralisation, l’appariement des caractéristiques et le positionnement des toponymes et du texte (pièce jointe 13). À partir de la base au 1/1 000 000, il faut effectuer une série de généralisations aux diverses échelles, jusqu’à 1/30 000 000. En outre, on a besoin d’opérateurs de généralisation pour diverses opérations : agrégation, lissage/simplification, sélection, symbolisation et exagération. Afin d’atteindre ces objectifs, deux projets sont en cours à l’interne. Le premier est réalisé de concert avec Diane Richardson (CCT), et porte sur la généralisation des réseaux hydrologiques, et le deuxième sur la mise au point de sous-programmes d’agrégation des polygones, réalisé en collaboration avec Lesley Chorlton (CGC). Rupert conclut en se disant intéressé à travailler avec d’autres partenaires pour améliorer et mettre au point les outils requis pour leurs travaux.

Rick Morrison demande si les utilisateurs seraient autorisés à extraire des données de l’Atlas national et à les utiliser dans d’autres applications. Rupert répond que les utilisateurs peuvent obtenir une partie des données de l’Atlas national, par l’intermédiaire de GéoGratis . Des données encore plus nombreuses seront disponibles dès que les responsables de l’Atlas national auront terminé les mises à niveau visant à doter les données d’une meilleure assise analytique. L’hydrologie est la priorité principale, suivie des routes. Rick note en outre que GéoGratis offre un service de téléchargement de fichiers, et il s’interroge sur les plans visant à offrir une interface API pour permettre un accès direct à l’Atlas national. Rupert indique également qu’il y aura un programme de confection de cartes en ligne, avec une interface API qui donnera la possibilité aux utilisateurs de créer, comme nous venons de le dire, des cartes en ligne, puis de les afficher à l’écran sous forme de fichier GIF. Peter Paul ajoute que les images sont fournies parce qu’il est impossible de fournir toutes les données vectorielles gratuitement. Et, justement, pour ce qui est d’offrir des données vectorielles, des parties importantes des données VMap niveau 0 sont disponibles sans frais, mais il n’y a aucun plan pour mettre en place un mécanisme d’extraction personnalisée. Henry Kucera indique que les archives de données implantées à RNCan offrent la possibilité d’extraire les données et d’obtenir des images en format GIF.

11) Agriculture Canada : Peter Schut présente un bref aperçu de la situation dans le domaine des données nationales sur les sols. Les Canadiens prélèvent des données sur les sols depuis le début du siècle. De nombreuses campagnes de prélèvement ont été réalisées, et, au cours des années 1970, la majeure partie de ces données a été numérisée et elles sont utilisées dans les applications SIG. Jusque vers 1990, les choses allaient bien et environ 75 % du Canada avait été cartographié dans le cadre de projets conjoints provinciaux-fédéraux. Maintenant, le financement requis pour maintenir et soutenir ces données a diminué tant au niveau fédéral qu’au niveau provincial. Et à l’heure actuelle, l’Ontario a trois copies (différentes) de la base de données. Le Manitoba, la Nouvelle-Écosse et le gouvernement fédéral ont chacun leur propre copie. Chaque jeu de données a fait l’objet de traitements indépendants et ils diffèrent donc tous. Le défi, pour Peter, est maintenant de réunir ensemble toutes ces bases de données. Il propose que nous tentions, sous les auspices de l’ICDG, de concevoir les outils qui permettraient non seulement de réunir ensemble de tels jeux nationaux de données, mais également d’en assurer efficacement la maintenance.

Daood Aidroos constate que des leçons comme celles-ci, apprises du passé, devraient nous aider à ne pas répéter les mêmes erreurs à l’avenir. Il demande à Peter si, d’après ce qu’il vient d’entendre à l’atelier, il est plus optimiste en ce qui concerne notre capacité de créer des initiatives durables. Il lui demande également si c’est le secteur privé qui fera fonctionner ces initiatives. Peter convient que le secteur privé doit pouvoir réaliser un profit et, dans les domaines où cela n’est pas possible, le gouvernement a la responsabilité d’agir. Dans certains cas, les parties intéressées devront exercer des pressions sur les gouvernements. Neil Anderson ajoute que, pour ce qui est de la mise en place des infrastructures, comme ce fut le cas pour le développement des services publics (p. ex., électricité, téléphone, etc.), qu’ils soient privés ou publics, la tendance, chez les parties intéressées, est maintenant de faire réaliser autant que possible les travaux par le secteur privé. On doit donc examiner la structure organisationnelle, car il peut y avoir de meilleures structures pour la gestion des données géospatiales, et il suggère que les organisations gouvernementales auraient intérêt à envisager la possibilité d’impartir le « bidule » géospatial.

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3- Groupes de travail:

Après le lunch, Pierre Lafond et le comité organisateur suggèrent cinq thèmes de discussion en groupes de travail :

1) généralisation;
2) cohérence des données :
- CCD, exigences pour les données maritimes, réconciliation des conflits;
3) extraction des données vectorielles/images;
4) mise à jour des données fondamentales :
- suppression et signalisation des écarts, mise à jour et diffusion des données, gestion des métadonnées;
5) questions de présentation découlant de l’intégration des données :
- intégration des toponymes et des entités géographiques.

Il s’ensuit une brève discussion au cours de laquelle on décide de combiner les sujets 1) et 5), et de créer trois groupes de travail qui traiteront des différents aspects de la généralisation. Le thème de discussion porte sur les exigences en matière d’outils, et les groupes ont environ une heure pour discuter de leur thème puis présenter un résumé de leurs conclusions au reste du groupe.

1) Généralisation cartographique : Peter Paul résume les discussions de ce groupe, composé de représentants de plusieurs organisations gouvernementales et un du secteur privé. Au cours des discussions, on a cherché à dégager les détails des présentations des cartes, et le groupe a envisagé le problème sous quatre aspects :

i) on doit disposer d’outils pour quantifier et prioriser les données avant et après leur généralisation. Ces priorités devraient être établies en fonction de différents paramètres comme la source et l’exactitude des données, et le processus doit être répétable;
ii) on a besoin d’outils permettant d’effectuer la généralisation en temps réel. Ces outils seraient utilisables dans des situations où les utilisateurs extraient et intègrent des zones sélectionnées, dans les données-cadre nationales;
iii) enfin, on aura besoin d’outils pour s’assurer que les relations entre les entités sont conservées pendant la généralisation;
iv) l’utilisateur doit avoir la possibilité d’exagérer certaines entités qui sont importantes pour une application particulière. Peter présente l’exemple d’un cratère de météorite en Saskatchewan qui ne serait plus visible à petite échelle.

Le groupe a également étudié la façon dont les utilisateurs emploieraient ces outils, dans une application informatique. Par exemple, un utilisateur peut débuter avec le nom d’un endroit ou d’une entité géologique, puis le système extrairait les couches appropriées et les généraliserait. Une discussion a suivi sur la façon d’ajouter des noms géographiques à un jeu de données généralisées, puis de traiter les problèmes cartographiques associés à l’ajout des noms tout en obtenant un produit utile.

2) Généralisation des bases de données : Rupert Brooks fait état des discussions du groupe sur cet aspect de la généralisation. Il signale que les avis et les opinions sont nombreux et partagés au sein du groupe. Une des premières conclusions dégagées par le groupe est que l’on peut diviser certaines catégories d’entités en super-hiérarchies et en sous-hiérarchies, et les outils pour traiter ces catégories sont presque à portée de main. Toutefois, certaines autres catégories d’entités ne rentrent pas dans ce modèle, et leur traitement sera beaucoup plus difficile. Parmi les autres conclusions auxquelles ce groupe est arrivé, mentionnons :

- le groupe estime que l’on utilisera probablement des outils de développement distincts pour des géométries différentes (p. ex., entités ponctuelles ou entités en deux dimensions), et donc qu’il faudrait implanter dans le processus d’élaboration des outils une certaine structure hiérarchique;
- on ne peut obtenir une généralisation satisfaisante sans disposer d’outils permettant de contrôler la qualité des données source, particulièrement pour les entités de type réseau et les entités géologiques, dont le traitement présente des difficultés;
- un certaine forme de traduction sémantique est requise pour fusionner des jeux de données différents. En effet, tous ces jeux doivent être ramenés à un contexte commun, sinon il sera difficile de les intégrer;
- en outre, il faudra formaliser les connaissances qu’ont les personnes au sujet des processus de généralisation, puis concevoir un système qui traitera cette information. Rupert ajoute que nous devons être circonspects face à l’utilisation possible de l’intelligence artificielle.

Henry Kucera prie instamment ses collègues d’envisager un modèle commun. Il estime que nous devons disposer d’un modèle cadre, offrant des types de données communs et des outils d’archivage utilisables pour spécifier des modèles de domaines. On pourrait ainsi en arriver à mettre au point des systèmes basés sur des règles, afin d’améliorer la généralisation, comme l’a suggéré le groupe.

3) Généralisation de la visualisation : Pierre Lafond fait état des discussions de son groupe. On a passé beaucoup de temps à traiter des problèmes associés aux « noms ». Doug O’Brien a décrit les progrès des travaux du comité ISO TC211 en ce qui concerne le traitement des noms. Parmi les problèmes relevés pour ce qui est de la visualisation des noms des objets, mentionnons :

- le texte peut être tronqué ou segmenté;
- l’objet peut être trop gros pour que l’on puisse afficher du texte;
- il peut y avoir chevauchement de texte, et il peut y avoir du texte prioritaire.

Le groupe estime que l’on comprend bien comment traiter le texte sur les cartes papier, mais qu’il en va tout autrement de la visualisation du texte dans l’« univers numérique ». En effet, nous avons ajouter des règles aux outils d’analyse du texte. L’élaboration de ces outils pourrait être basée sur les travaux réalisés par le comité TC 211, et ces outils être intégrés à l’ICDG. Certaines des règles suggérées pour la visualisation comprennent :

- affichage de l’objet si le texte change lorsque l’information est mise à jour;
- détection des modifications et des écarts, et notification requise.

Rick Morrison estime que l’emplacement du texte n’est pas aussi crucial que d’autres aspects des outils requis pour soutenir l’ICDG. Il suggère que le système n’offre qu’une liste des noms, et qu’on laisse aux utilisateurs le soin de les traiter. Henry Kucera ajoute qu’un modèle basé sur les entités, mis au point en Colombie-Britannique il y a plusieurs années, pourrait aider à régler bon nombre des problèmes soulevés au sujet de la visualisation du texte.

Peter Paul indique que, du point de vue de l’Atlas national, les utilisateurs sont vraiment intéressés à avoir des produits cartographiques bien fignolés, et qu’un grand nombre d’utilisateurs non spécialistes désirent encore des produits cartographiques de bonne qualité.

En réponse à une question sur ce que l’on sait vraiment des besoins des utilisateurs de l’ICDG, Paula Rojas répond que, pour le moment, le Secrétariat de GéoConnexions suppose que les parties intéressées connaissent leur clientèle et (ou) leurs besoins. Paula reconnaît également qu’il existe un groupe important d’utilisateurs potentiels qui ne sont pas des spécialistes et avec qui on devrait communiquer. Elle suggère que les projets sur le développement durable des collectivités pourraient être utiles en ce sens. Phyllis Charlesworth ajoute que, hormis nos utilisateurs habituels, nous en savons très peu sur les futurs utilisateurs de l’ICDG et que nous devons éviter de faire l’hypothèse que nous le savons. Henry Kucera se dit d’accord, et estime que nous constaterons une croissance importante de l’utilisation en ligne, et que nous devons mettre en place les outils appropriés pour consigner l’information au sujet des utilisateurs, et obtenir leurs commentaires. Doug O’Brien estime que nous ne saurons jamais qui sont les utilisateurs, et, prenant comme exemple le problème de l’emplacement du texte, pour lequel nous avons identifié deux types distincts d’utilisateurs, il fait valoir qu’il importe de s’assurer que les données sont accompagnées de suffisamment d’information afin de satisfaire tous les utilisateurs.

4) Cohérence des données : Phyllis Charlesworth indique que son groupe a discuté de l’intégration et de l’appariement des données dans le contexte de la Couche de cohérence des données (CCD) de l’ICDG. L’observation initiale du groupe est que la CCD ne répond pas à toutes les exigences perçues. Des outils sont requis pour la mettre à jour. De plus, nous devons gérer les attentes, car le groupe a l’impression que si la CCD ne répond pas aux besoins des utilisateurs, ceux-ci ne reviendront pas, même lorsque le SGBD complet de la CCD sera mis en place. En outre, le groupe a discuté des sujets suivants :

- l’utilisation du GPS pour mettre à jour la CCD. La Commission géologique du Canada (CGC) a chargé un étudiant, engagé pour l’été, de réaliser un projet d’évaluation;
- l’intégration des couches et le type de données pour lesquelles l’utilisation de la CCD est appropriée. En effet, il se peut que la CCD ne convienne pas aux données géologiques;
- un modèle dynamique est requis pour satisfaire aux besoins propres à l’interface mer-terre.

Peter Schut suggère que l’une des utilisations les plus fréquentes de la CCD est l’intégration des images satellite, et il se demande si le CIT avait effectué des études de cas qui pourraient être accessibles sur le Web. Christine Parent répond par l’affirmative. Le site Web de la CCD est en train d’être amélioré, et le CTI pourrait volontiers y ajouter des études de cas.

5) Extraction des données vectorielles et des images : Jeff Edwards utilise un diaporama pour présenter les conclusions de son groupe (pièce jointe 14). On a traité de trois applications et des questions technologiques associées à celles-ci. Ces applications sont les suivantes :
i) Extraction d’information sémantique de l’imagerie
– Superposition d’images classifiées et de cartes vectorielles afin d’assurer un étiquetage sémantique approprié.
– Indexage/recherche sur le Web :
• Image contenant une rivière.
ii) Détection des modifications et des écarts
– Utilisateurs : routes d’accès aux zones d’exploitation forestière, zones d’habitat, mises à jour.
– Numérisation des cartes – beaucoup de travail a été fait.
– La mise à jour est maintenant le principal problème.
iii) Utilisation des bases de données vectorielles existantes avec extraction des images
– L’objectif est la numérisation à partir de l’écran.
– Extraction des entités basée sur le contexte :
• P. ex. toutes les maisons à moins d’un kilomètre du fleuve Saint-Laurent.
- Accès aux bases de données existantes afin d’acquérir de l’information d’étalonnage ou des jeux de données de comparaison pour l’évaluation de l’exactitude.

Le groupe a identifié les cinq enjeux technologiques suivants :

i) Deux façons d’intégrer
– Extraction des entités, puis intégration avec les jeux de données existants :
• P. ex. extraction de la couverture terrestre à partir de l’imagerie, combinée à d’autres données vectorielles pour obtenir des cartes d’habitats.
– Données vectorielles utilisées pour alimenter les processus d’extraction des entités (processus automatisés) :
• Utilisation de jeux de données à mettre à jour et suivi des lignes, afin de détecter toute suppression et tout ajout.
ii) Exactitude et fiabilité des données
– Principal problème de l’intégration données vectorielles/images.
– Il est nécessaire de bien indiquer l’exactitude des différents jeux de données.
– Il est nécessaire également d’offrir un soutien de formation en ligne pour l’interprétation appropriée des données et des résultats.
– Les exigences en matière de compression peuvent désaligner les données vectorielles/images.
– L’application « top niveau » – un outil assurant la cohérence « parfaite » des données vectorielles et des images :
? Aiderait à résoudre le problème d’intégration des données GPS/images.
iii) Automatisation
– Fonctionne bien pour certains problèmes bien définis.
– Peut être accompagnée d’un apport de l’utilisateur (> 50 %).
– Appropriée pour les outils de validation des données.
– L’utilisation d’extraction d’entités en fonction du contexte semble plus prometteuse qu’un outil général d’extraction des entités.
– L’automatisation est encore considérée comme le « nec plus ultra ».
– Services d’agents :
? P. ex. saisie d’une coordonnée et obtention d’un toponyme, sans devoir accéder à toute la base de données.
iv) Repérage et points de contrôle
– La Couche de cohérence des données doit comprendre des points de contrôle identifiables sur les images, afin d’assurer la cohérence des images.
– Il est probable que les puces pour orthoimages seront également liées aux données vectorielles.
– Association des modèles altimétriques numériques avec l’orthoimagerie, afin de pouvoir lire les coordonnées selon l’axe z.
v) Liens avec les autres groupes de sujets
– Les techniques d’alignement pourraient être utilisables pour divers problèmes d’extraction des entités.
– Les toponymes sont utiles pour la saisie et peuvent l’être également pour l’obtention de résultats.
– La mise à jour des données et la production de rapports sur celles-ci sont des éléments clés.

Henry Kucera signale que le groupe a bien couvert l’intégration des données vectorielles et rastrées, mais il se demande si le groupe a discuté de l’intégration des données vectorielles avec d’autres types d’images (p. ex. cartes numérisées en format rastré). Un des autres participants répond que pour les opérations de base que sont la mise à l’échelle et le repérage, il serait possible d’utiliser des outils très similaires.

6) Mise à jour des données-cadre : Paula Rojas indique que son groupe était composé de 15 personnes, partagées également entre les organisations productrices de données et les fournisseurs. Le groupe a commencé par une table ronde sur l’idée même de mettre à jour les données-cadre nationales. La couverture nationale sera assurée grâce à un environnement décentralisé et évolutif, défini par les parties intéressées et autorisant une certaine forme de mise à jour répartie. Après une discussion sur le nombre de problèmes, on a constaté que l’on pouvait grouper les outils en trois grandes catégories, à savoir :

A. Outils permettant de comparer des différences dans les données et de trouver les changements.
? Il peut s’avérer nécessaire de scruter plusieurs jeux de données.
? Données et sources.
B. Outils permettant de gérer les changements.
? Nécessitera l’alimentation d’un seul guichet par plusieurs sources, dans un environnement réparti.
? Dans un cadre national avec un « seul » guichet : comment contrôle-t-on tout?
? Outils requis afin de permettre une navigation transparente.
C. Gestion des métadonnées.
? Saisie pendant le processus de mise à jour - automatique.
? Procédure requise.
? Outils orientés machine, afin de faciliter l’interopérabilité.
? Outils permettant l’interprétation pour les humains.
? Contribution au contrôle des versions.

Plusieurs problèmes ont été mentionnés :
? Mise à jour des thèmes multiples; à cette fin, un schéma des données serait requis.
? La modification des attributs dépendra de l’échelle.
? Modification des données/assurance de la qualité pour les métadonnées.
? Périodicité des mises à jour et exigences de temps réel.
? La sémantique doit accepter le texte bilingue.
? Système de classification pour l’actualisation des données.
? Interopérabilité, différents modèles de données.
? Information historique/versions/archivage.
? Réconciliation verticale – intrants pour une autre couche.
? Utilisation des modèles de référence de l’ISO afin de gérer le processus de mise à jour des données et des métadonnées.

Paula termine en soulignant de nouveau la grande importance de disposer d’un modèle global pour l’ICDG, modèle qui permettrait la cartographie de tous les types de données.

Costas Armenakis demande si le groupe a discuté des versions des jeux de données, afin de faire le suivi des modifications apportées aux entités, ou si les entités seraient mises à jour chaque fois qu’il y a un changement. Paula estime que les deux façons de procéder sont faisables, et Tim Evangelatos souligne qu’au Service hydrographique du Canada (SHC), on utilise les deux modes : les nouvelles cartes électroniques sont publiées régulièrement, et les mises à jour des entités sont faites entre la publication des nouvelles versions des cartes. Toutes ces opérations sont conformes à la norme internationale S57.

Ron Graves recommande que son organisation, Statistique Canada, adopte un modèle opérationnel qui permet le « voyage dans le temps », c’est-à-dire la possibilité d’observer les données au fil du temps. Il reconnaît qu’il faudrait mettre en place un modèle plus complexe que ce qui existe présentement. Paula signale que le groupe a discuté de l’importance du modèle de données, et qu’il reviendra au nœud responsable des données-cadre, au sein du Comité consultatif du programme ICDG, de diriger la mise au point et l’implémentation de ce modèle.

L’idée d’une base de données dynamique préoccupe Phyllis Charlesworth. En effet, il lui apparaît absurde de faire le suivi des actions des gens, dans un environnement réparti, avec de multiples sources de données, le tout intégré et présenté en un guichet unique. Il s’ensuit une discussion sur la façon de faire le suivi des modifications, discussion qui doit être close avant terme en raison du manque de temps. Phyllis termine la discussion en faisant savoir qu’elle n’investirait pas de ressources dans des outils aussi complexes.

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4- Conclusions:

Pierre Lafond commence à faire le résumé de l’atelier en demandant aux participants quelles sont les prochaines étapes? Il croit que les présentations ont été appropriées et ont mises en évidence les exigences relatives aux outils d’intégration des données. Il reconnaît que même si un ensemble d’outils pour l’intégration des données-cadre a été réalisé, nous n’avons pas eu suffisamment de temps pour les prioriser, et Pierre demande ce qui devrait être fait avec la liste.

Henry Kucera suggère que GéoConnexions ait le mandat de déterminer les priorités en matière d’outils, et il présente ses recommandations aux parties intéressées pour les travaux ultérieurs. Paula ajoute que les personnes qui envisagent de présenter des propositions à la suite de l’appel de GéoInnovations 99 peuvent mettre à profit ce qu’elles ont appris au cours de l’atelier. Ces connaissances seront également utiles lorsque GéoInnovations 2000 verra le jour. Un rapport sur l’atelier sera préparé et placé sur le site Web de GéoConnexions.

Henry Kucera fait valoir qu’il est important de conserver l’élan créé à l’atelier, et il estime que l’on doit se doter d’un moyen formel pour suivre et mesurer les progrès. Toutefois, Sylvain Latour estime que la mise au point des outils ne devrait pas se faire dans le cadre de ces ateliers ouverts, mais plutôt ailleurs.

Vu le manque de temps, Pierre Lafond interrompt la discussion. Il clôt la réunion en remerciant Sheila Rambeau et Statistique Canada pour l’avoir organisée et mis à la disposition des participants la salle de conférence Simon Goldberg. Il remercie également le Secrétariat pour avoir organisé l’atelier. Enfin, Paula Rojas remercie Peter Paul et Rupert Brooks pour avoir proposé l’atelier et élaboré le programme.

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5- Pièces jointes:
  1. Liste des participants
  2. Ordre du jour de l’atelier
  3. Introduction: présentation de Pierre Lafond
  4. "Atelier sur les outils d’intégration des données" présentation de Sylvain Latour
  5. Document technique sur l’intégration des données par Sylvain Latour
  6. "Possibilités de financement pour la mise au point des outils d’intégration des données-cadre" présentation de Paula Rojas
  7. "Programme d’investissements en R et D du réseau GEOIDE" présentation de Daood Aidroos
  8. "Le réseau GEOIDE – Possibilités d’investissements stratégiques " présentation de Jeff Edwards
  9. "Géomatique maritime" présentation de Paul Bellemare
  10. "Activités du MDN à l’égard des données-cadre" présentation de Jennifer Hum-Miller
  11. "Couche de cohérence des données de l’ICDG" Christine Parent
  12. "Centre d’information topographique" présentation de Pierre-Yves Boisvert
  13. Présentation: "Exigences de l’Atlas du Canada en matière d’outils pour les données-cadre" Rupert Brooks
  14. Présentation Présentation du groupe 4 : Intégration des données vectorielles et des images, Jeff Edwards
  15. Positionnement précis au Canada à l’aide des systèmes satellites – Gordon Garrard, Division des levés géodésiques
  16. Données sur le Web  – Jay Terrill, AutoDesk
  17. Toponymie – Peter Williams, Centre d’information topographique
  18. Distribution dynamique et synchronisation des processus informatiques sur réseau. Prof. M.B. Zaremba
  19. Système national d’information sur les forêts  – Rick Morrison, Service canadien des forêts
Nota : Dans la lettre d’invitation à cet atelier, on demandait aux participants de présenter une brève description de leurs travaux en cours sur les données-cadre, et une liste de projets qu’il serait souhaitable de faire dans ce domaine. Les pièces jointes 11, 15, 16, 17, 18 et 19 sont de ce type.

6- Références:

  1. Evangelatos, T.V., « L’atelier sur l’intégration des données et les outils pour les données-cadre de l’ICDG », Sherbrooke, 3 et 4 novembre 1998.
  2. Evangelatos, T.V., « Réunion de coordination nationale sur l’Infrastructure de données géospatiales », Ottawa, 8, 9 et 10 février 1999.
  3. Evangelatos, T.V., « Réunion de coordination nationale sur l’Infrastructure de données géospatiales », Ottawa, 8, 9 et 10 février 1999 (en préparation).
  4. Coleman, D.J. et al., « Vers la mise en place d’une architecture-cadre conceptuelle pour l’Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG) », Fredericton (N.-B.), 5 mai 1999.